j’ai continué à passer des examens médicaux, à voir les médecins qui me suivent depuis le tout début de ma maladie, des neurologues des orthophonistes.

Et, Il y a 5 ans, en sortant du cabinet de ma neurologue, j’ai pris conscience de ma maladie et cela m’a fait très peur, j'avais 17 ans.

L’année de mes 18 ans je pensais que j’allais mourir car j’ai compris les choses qu’elle nous avait expliquées à moi et à ma mère.

J’ai ressenti une angoisse très profonde durant cette année là.

J’ai consulté plusieurs psychiatres, je faisais comme si tout allait bien, avec ma famille, mes copines.

En juin 2007, j’ai réalisé que c'était la fin de ma scolarité et que j’allais de nouveau me retrouver toute seule après ce CAP. Car je n’ai presque pas eu de copines pendant toutes ces années (elles ne me comprenaient pas et je n‘arrivais pas à leur expliquer). J'ai réalisé que toutes les années avant le lycée avaient été gâchées par "tout ça", que j’avais « loupé » des choses.

Même si le lycée c'était très dur pour moi, les cours, l'ambiance, la prise de conscience de ma maladie, ce sont jusqu'à présent les plus belles années que j'ai passées.

En Août 2007, sur les conseils de ma neurologue j’ai été orientée vers l’UEROS, où l’on m’a proposé de passer une évaluation cognitivo-comportementale au CHU de Bordeaux. A la suite de ça afin de compléter cette évaluation j’ai effectué un stage d’observation d’une semaine dans un centre de réadaptation prés de Bordeaux ainsi qu’à l’Adapt en Novembre 2007.

Ils se sont rendus compte que j'avais beaucoup de mal pour comprendre ce je lis, que j'avais des difficultés de mémorisation et de prise de décision que j'avais besoin d'être encadrée. J'ai également beaucoup de difficultés pour compter l'argent, comme j'ai eu beaucoup de difficultés en mathématiques.

J’ai eu très peur de me retrouver de nouveau avec des gens "à problèmes" comme à l’IRP.